Un séminaire d'entreprise est-il, par définition, une certaine vision de l'Enfer ?
Salut à tous·tes, nous sommes le samedi 11 avril 2026 et si vous êtes dans l’espace, il serait temps de vérifier vos réservoirs d’oxygène, sait-on jamais.
À lire 📚 : l’histoire totalement déjantée du pire séminaire d’entreprise de l’Histoire
À écouter 🎧 : retour en 2015 avec le seul titre de variété qui ait valu le coup cette année-là
À voir 👀 : le premier film du britannique Dev Patel, un petit bijou d’action (bien) inspiré
Bonne lecture, et merci de lire les Recos du Samedi !
Y’A DE QUOI PLEX. En 2017, les dirigeants de Plex — une plateforme de streaming gratuite — ont eu une idée géniale : organiser un team building d’une semaine dans un paradis tropical. Direction le Honduras pour les 120 employé·e·s de la boîte, façon “Survivor” (le Koh-Lanta des States), avec un budget de 500 000 $. Tout était planifié dans les moindres détails. Et rien ne s’est passé comme prévu, entre des exercices style Navy Seals, un porc-épic vicieux, une intoxication alimentaire et une seringue plantée dans les fesses d’une employée. Dix ans plus tard, la journaliste Ellen Gamerman exhume cette histoire pour le Wall Street Journal — c’est ma reco à lire 📚 cette semaine (en anglais, traduction dispo).
Les vraies images de l'entraînement façon Navy Seals des émployé·e·s pendant le séminaire. Le sable était à 37°C et le groupe a failli y rester. Crédit : Moniker Partners.
E.COLI D’IMMUNITÉ. “Les séminaires d’entreprise sont généralement vus comme de la torture, ou des événements a minima stressant”, écrit la journaliste, faisant référence à la série Jury Duty (à voir), dont la dernière saison parodie un team building. “Dans la vraie vie, Plexcon 2017 surpasse tout ce qu’on peut voir à la télé.” Le ton est donné dès la veille du séjour. Sean, le CEO de Plex, se rend sur place pour finaliser les préparatifs. “Là-bas, tout est frit”, témoigne-t-il. “En gros, les gens me disent : “Surtout, ne mange pas les légumes. Ne mange pas les légumes.” Mais j’ai envie d’une salade. Rien qu’une petite salade. Et c’est comme ça que j’ai chopé la bactérie E. Coli — probablement la pire chose que vous puissiez un jour contracter.” Voilà pour le teasing.
VIVE LE BUREAU. Ce qui rend l’article si bon, c’est qu’Ellen Gamerman s’est retrouvée avec une histoire digne de la série The Office… et qu’elle a décidé de raconter comme si c’était un épisode de la célèbre sitcom. Les galères s’enchaînent, plus ubuesques les unes que les autres. Les témoignages se succèdent comme les interviews face caméra chez Dunder Mifflin. Ajoutant à l’absurdité de l’histoire, qui devient encore plus drôles. Dernier morceau choisi : la centaine d’employé·e·s doit quitter une île avant la nuit, dans de petits avions. Greta se souvient : “Avec l’une de mes collègues […] on s’est dit : “Bon, ben on va sûrement les dernières à partir, tant pis”.” Commentaire de Sean, son patron : “On n’a pas pu partir. Deux des avions n’ont pas réussi à décoller.” Légendaire, je vous dis.
Crédit : Ellen Gamerman / Wall Street Journal
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